Un dromadaire un peu gourmand
Publié par la Gazette Drouot
Éclectique, les tableaux couraient du XIXe siècle à la seconde moitié du XXe, à la poursuite d’un sympathique camélidé.
Le brave animal mérite certainement cette brassée d’herbes fraîches, tant on peut imaginer que son labeur dans les sables du désert a été harassant. Ce Dromadaire blanc était récompensé également par les enchères, qui lui offraient 21 450 €. En effectuant un grand écart – ou un pas de chameau –, on passait de l’orientalisme à l’abstraction lyrique avec l’un de ses représentants les plus connus, André Lanskoy (1902-1976). Une de ses Compositions (46 x 65 cm) – celle-ci des années 1965 – recevait 23 400 €. Si l’Étude pour la cheminée d’usine (33 x 41 cm), de Roger de La Fresnaye (1885-1925), reproduite page 64 de la Gazette n° 24, ne crachait pas de fumée blanche, et si le Portrait de Priscilla Anne Fane, comtesse de Westmorland avec son fils (48 x 43 cm) de Thomas Lawrence (1769-1830), illustré page 70 du même numéro, n’était pas vendu non plus, La Nativité de Macario Vitalis (1898-1990), une toile de 1960, apportait un moment de douceur en emportant 13 000 €, au double de son estimation. Un paysage de Ménerbes peint par Dora Maar (1907-1997), alors qu’elle était recluse volontaire dans ce petit village du Luberon – et provenant de la vente de sa succession à Drouot en 1998 –, recevait un joli résultat à 9 750 €. On le voit, le programme de cette vacation était des plus éclectiques !
VENDREDI 21 JUIN, SALLE 6 – HÔTEL DROUOT.
TESSIER & SARROU ET ASSOCIÉS.