PATEK Philippe, Nautilus
La légende débute en 1976 quatre ans après le lancement de la Royal Oak d’Audemars Piguet en 1972.
A l’époque, la Nautilus est une montre à la forme particulière, qui attire tout de suite l’oeil. Sa lunette n’est ni ronde ni rectangulaire, mais octogonale, avec des côtés convexes (incurvés vers l’extérieur).
Elle est relativement fine avec ses 7,6 mm d’épaisseur mais son diamètre de 42 mm en fait une montre assez large pour l’époque et elle est d’ailleurs rapidement qualifiée de « Jumbo ».
Dès sa sortie, la Nautilus était 3 mm plus large que la Royal Oak, à laquelle on ne va cesser de la comparer. Rien de plus normal puisque la paternité de ces deux modèles provient d’un même homme, Gérald Charles Genta (1931-2011), un dessinateur de montre renommé qui est à l’origine d’une série de pièces mythiques comme la Omega Constellation (1959) ; Patek Philippe Golden Ellipse (1968) ; IWC Ingénieur (1976); Pasha de Cartier (1985).
Pour le design de cette montre, Genta innove avec une forme inhabituelle qui s’inspire d’un hublot de bateau. Il propose une lunette octogonale arrondie avec une charnière d’un côté et une fermeture de l’autre. D’après les dires de Genta, le premier croquis de la Nautilus fût réalisé en 5 minutes au sein d’un restaurant, celui-ci réalisant l’esquisse en se basant sur les hublots et leurs charnières présents dans ce restaurant.
Le nom de cette montre est donc directement inspiré du monde de la mer en l’occurrence de celui du sous-marin du capitaine Nemo dans le roman de Jules Verne. De plus, comme sur un hublot, les fixations qui servent à sceller le boitier sont situées de chaque côtés de la montre et non uniquement à l’arrière comme c’est le cas sur quasiment toutes les montres.
Cette construction était à la fois intéressante pour son originalité esthétique mais aussi pour ses propriétés techniques puisqu’elle permettait d’offrir une étanchéité particulièrement élevée à cette époque (120 mètres).
Le prix était à l’époque très élevé pour une montre en acier. En 1976, une Nautilus coûtait environ 15.000 francs, soit environ 9300€. Il faut noter que dans les premières publicités pour cette montre, la marque Patek mettait en avant ce slogan : « L’une des montres les plus chères du monde est en acier ».
Depuis quelques années, la “Nautilus” a été déclinée en version phase de lune/réserve de marche/date, puis chronographe, quantième annuel et double fuseau horaire.
La Patek Philippe Nautilus 5726A-001 (ci-présentée) est un véritable chef-d’œuvre de l’horlogerie de luxe. Ce garde-temps automatique propose une gamme impressionnante de complications, notamment une aiguille 24 heures, des affichages du jour et de la date, un indicateur de phase de lune et un calendrier annuel. Le boîtier en acier inoxydable et le fond du boîtier d’exposition offrent un design élégant et moderne, tandis que le verre en cristal de saphir assure la durabilité et la résistance aux rayures.