LA CHINE EN MINIATURE
Publié par la Gazette Drouot
De l’immense Empire remontait un petit cabinet de lettré ayant conservé quelques-uns de ses objets antiques en néphrite.
Ce n’est pas une pièce spectaculaire qui obtenait la plus haute enchère mais un objet qui, malgré ses dimensions réduites, contenait toute l’identité de la Chine impériale dans ses tiroirs. Le musée national du Palais de Taipei, à Taïwan, conserve des exemples similaires de ces boîtes que les lettrés transportaient avec eux et dans lesquelles ils pouvaient ranger plus de vingt articles divers, lorsqu’ils voyageaient. Des notes remontant à la dynastie Ming (1368 à 1644) les mentionnent déjà et elles deviennent sous les Qing (1644-1912) des dua bao ge, signifiant « petite boîte pour rassembler des trésors ». Kangxi, Yongzheng puis Qianlong portent le pays à une forme d’apogée en termes artistiques, et le style littéraire y est florissant. On sait aussi que le troisième aimait à collectionner des antiquités, les archives conservées en attestent.
Ici, les objets sont archaïques et en néphrite, une cigale côtoyant notamment un ver à soie, une double gourde un anneau, tout cela pour un résultat de 129 000 €.
Le brûle-parfums quadripode en fer damasquiné de cuivre (12,5 x 13,5 x 10,5 cm), réalisé en Chine au XVIIIe ou XIXe et dont nous racontions une partie du parcours depuis les collections impériales (voit Gazette n° 23, page 59), partait quant à lui pour 42 570 €.