Cache-cache aux enchères
Publié par la Gazette Drouot
Au jeu du chat et de la souris, le félin va l’emporter, apparaissant à plusieurs reprises au fil de ces pages emplies de découvertes et de surprises aussi jaillissantes que puissantes.
La dernière semaine de juin va se révéler particulièrement dense en nombre de ventes, à Paris en général et à Drouot en particulier, ainsi qu'en pièces fortes, certaines maisons ayant conservé des œuvres phares associant parfois qualités esthétiques, techniques et sens de l’humour. C’est le cas du rare et spectaculaire vase Chat et souris dessiné par Émile Reiber pour Christofle en 1880 qui fera une apparition remarquée le mercredi 24 (salle 16), Tessier & Sarrou et Associés dirigeant ce petit jeu.
CHRISTOFLE, Orfèvres
REIBER Émile
“Chat et souris”, 1880
Rare et spectaculaire vase sculpture en alliage de cuivre galvanique orné argent ou d'or. La composition onirique s'articule autour d'un vase balustre à deux anses, col et base en vannerie et d'épis de blé or sur fond rouge cuivré, d'un groupe de cinq souris insouciantes argent et d'un chat au pelage finement ciselé, guettant avec malice et gourmandise les proies. Sur le socle japonisant une souris semble vouloir rejoindre le groupe, les pattes agrippées à la vannerie. La pièce repose sur un socle japonisant patiné or et noir.
Signé : “Christofle Orfèvres” sur la base du vase et numéroté “1080796” sous le pied du socle.
Dim : 46 x 36 x 28 cm
“Ces bronzes incrustés et à relief polychromes sont déclinés avec des variations de formes et de couleurs qui permettent de les personnaliser. Les contrastes chromatiques, les reliefs et les textures sont créés à partir du cuivre galvanique orné d'argent ou d'or patiné de différentes teintes. Les ors de couleurs sont fabriqués quant à eux en intégrant de l'argent dans les bains d'or ou encore en utilisant un oxyde de fer rouge après dorure. Les décors bichromes dorés et noirs, récurrents, sont obtenus grâce au laiton cuivré : le s parties destinées à être foncées sont protégés par un vernis teinté lors de l'immersion de la pièce dans un bain de dorure associé au courant électrique. La dernière étape consiste à retirer cette protection, puis à colorer chimiquement les zones non dorées”. Julie Scröter. Conservatrice-restauratrice de métaux et docteur en histoire de l'art. Notice du catalogue “Christofle, une brillante passion”
MAD Paris.