Théodore RIVIERE


Théodore Rivière est l’un des principaux sculpteurs orientalistes. Il s’est non seulement inspiré de textes littéraires, mais a aussi fait de nombreux voyages, en Afrique du Nord, en Extrême-Orient et en Amérique du Sud. Le sujet de l’oeuvre est tiré du roman de Gustave Flaubert, Salammbô, paru en 1862. L’histoire se passe entre 241 et 238 avant Jésus-Christ, pendant la guerre menée par Carthage contre ses mercenaires révoltés. Le Libyen Mâthô, chef des soldats barbares, est amoureux de Salammbô, la fille de son ennemi carthaginois Hamilcar Barca. Rivière a choisi le moment où, massacré par le peuple, Mâthô expire aux pieds de la belle en criant : “Je t’aime ! Je t’aime !”. Le personnage de femme fatale qu’est Salammbô inspira de nombreux autres artistes symbolistes.


Théodore RIVIERE (1857-1912)
Salammbô chez Mathô, Je t’aime ! Je t’aime
Sculpture chryséléphantine en ivoire et bronze à patine vert brun nuancé
Signé sur la terrasse « Théodore Rivière »
Fonte de Susse, vers 1895-1900
H : 62,5 cm
Numéro cites : FR2207511510-K délivré le 29/09/2022
20 000 / 30 000 €

Bibliographie :
- Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants : exposés au Palais des Champs-Élysées le 1er Mai 1894, Paris, Paul Dupont, 1894, n°3536
- Pingeot, Anne ; Le Normand-Romain, Antoinette ; Margerie, Laure de, Musée d’Orsay. Catalogue sommaire illustré des sculptures, Paris, Réunion des musées nationaux, 1986, p.280
- Victor Arwas « Sculpture Art Déco ». Academy Editions 1975, p6
- Pierre KJELLBERG « Les bronzes du XIXème - Dictionnaire des sculpteurs ». Les Éditions de l’Amateur 1987, p572.
- L’Art Nouveau en Europe 1890-1914, Sous la direction de Paul Greenhalgh, Collection Références, La Renaissance du livre, 2002, Modèle reproduit p122.
- Pierre cadet, Susse Frères, 150 Years of Sculpture, Edition Susse Frères Paris, 1992.

Oeuvre similaire exposée au Salon de la Société des artistes français - palais des Champs Elysées en 1895, n°3536. Acquise à cette date elle est aujourd’hui conservée par le musée d’Orsay (Inv. RF2521, LUX131).