Du larre... ou de la stéatite !
Publié par la Gazette Drouot
De la pierre sont nées des figurines de dévotion ayant suscité une véritable ferveur sous le règne de Kangxi.
Au XVIIe siècle, à la faveur du goût naissant pour la chinoiserie, l’Europe découvre les premières statuettes en stéatite et commence à les collectionner, le prince-électeur de Saxe Auguste le Fort étant l’un des plus intéressés. En France, au XVIIIe, on nomme le matériau « pierre de larre » en comparaison évidente avec sa couleur claire et son aspect gras : une désignation qui traverse les siècles et se trouvait il y a peu encore dans les catalogues de vente... Aujourd’hui, devant les résultats atteints, on en revient doctement à son appellation scientifique. Il faut dire que le minéral, une sorte de jade très tendre, a servi à produire de délicats petits chefs-d’œuvre de sculpture bouddhique ou taoïste, notamment sous le ciseau de maître Zhou Bin, mais aussi des sceaux sur lesquels pourrait presque se sentir la main de l’empereur.
Adjugé 1 860 000 €
Chine, époque Qianlong (1736-1795)
Cachet en stéatite beige et rouille, surmonté de dragons pourchassant la perle sacrée
10 x 8,5 x 8,5 cm.
Drouot, 16 juin 2014.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. Cabinet Portier et Associés.