Trop chou, le bouledogue !
Publié par la Gazette Drouot
Qu’il soit français ou d'outre-Manche, il répond à cet épitaphe : « Fidèle, il l’est et le sera toujours ».
Le Moyen Âge fit du doguin le meilleur ami des dames de haut lignage et, en signe de fidélité – qualité attendue de l’animal comme de ses maîtresses –, l’installa aux pieds de leur gisant. Ces petits compagnons des tombeaux étaient des chiens d’agrément et non de chasse : il s’agissait de dogues miniatures, ancêtres des bouledogues actuels. Depuis, ces descendants de la grande famille des molosses ont su donner de la voix et vivre leur propre vie, portraiturés en peinture et en sculpture par les meilleurs artistes. Théodore Géricault, Henri de Toulouse-Lautrec puis Rembrandt Bugatti ont adoré leur frimousse particulière, si attachante.
Et aujourd’hui, dans les rues de nos grandes villes, il sont parmi les chiens les plus souvent croisés !
Le doguin sculpté aux pieds des gisants féminins de la période médiévale est l’ancêtre du bouledogue.
Adjugé 2 560 €
Émile Gallé (1846-1904)
Bouledogue en faïence aux yeux en verre
H. 36 cm.
Hôtel Drouot, 23 juin 2023.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. Cabinet PBG Expertise.