Joaillier au féminin


Publié par la Gazette Drouot

Dès le début du XXe siècle, les femmes intègrent le monde de la joaillerie et ancrent le bijou dans la modernité.

Le bijou, ornement surtout féminin, a longtemps été créé par les hommes.
À la fin du XIXe siècle, les femmes s’affirment dans le domaine des arts et de la mode. L’une des premières à s’imposer dans l’univers masculin de la joaillerie est Suzanne Belperron. En 1920, elle propulse la maison Boivin dans l’esprit contemporain, par son goût précoce pour les volutes, à contre-courant de la tendance art déco de l’époque. Tour à tour, les créatrices et joaillières ancrent les parures dans la modernité. Tone Vigeland, figure de l’avant-garde norvégienne des années 1960 – connue pour son travail du métal –, Victoire de Castellane, au style fleuri intemporel, ou encore depuis une dizaine d’années Lydia Courteille et ses vanités renouent avec leur propre désir de porter des bijoux en s’emparant de leur conception.

Pour la créatrice française Marie-Hélène de Taillac, « une femme crée ce qu’elle a envie de porter, tandis qu’un homme crée pour parer ».

Adjugé : 12 800 €
Suzanne Belperron (1900-1983)
Bague en calcédoine gravée de godrons et à décor de tourbillon, ornée d’une perle de culture.
Vers 1937.
Poids 8,7 g.
Drouot, 4 juin 2020. Tessier & Sarrou et Associés OVV.