Sur le pouce !
Publié par la Gazette Drouot
Accessoire masculin peu connu, la bague d’archer est pourtant un objet aussi bien esthétique que pratique.
Sur les figures en pied des dignitaires de la cour moghole, on peut voir briller au pouce droit un original anneau, en or ou en jade orné de pierres précieuses : la bague d’archer. Bijou d’homme participant au raffinement de cette civilisation d’Inde du Nord, elle évoque surtout son aspect guerrier, les archers étant les fleurons de l’armée princière. La Chine et la Corée impériales l’appréciaient également mais avec plus de sobriété, employant le jade dans sa pure simplicité ou ciselé d’inscriptions. Le port de la bague permettait d’éviter le frottement de la corde sur le pouce – le doigt le plus sollicité – lorsque celle-ci était tendue avant que la flèche ne soit tirée. Son usage remonte à l’Antiquité orientale. Les époques ultérieures en ont fait un objet aussi précieux qu’utile, aujourd’hui recherché par les collectionneurs.
Seigneur des anneaux, celui-ci permettait à son porteur que la flèche lui obéisse au doigt et à l’œil.
Adjugé 2 108 €
Art moghol, Inde, XVIIe-XVIIIe siècle.
Bague d’archer en jade ponctuée de quatre pierres précieuses montées en or.
Drouot, 16 mai 2014.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. M. Renard.