TRANCHANT Jean (1904-1972) - Lot 64

Lot n° 64
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Estimation :
15000 - 20000 EUR
TRANCHANT Jean (1904-1972) - Lot 64
TRANCHANT Jean (1904-1972) Rare pendule moderniste en verre transparent, verre miroir et métal nickelé. Le cadran en anneau détaché à cabochon de verre pour les heures et dôme en métal pour abriter le mouvement, les aiguilles laquées noir le tout monté sur une plaque en verre miroir série sur une réception en métal niklé et une base rectangulaire. Dim : 47 x 39 x 13 cm Bibliographie : Cinémonde N° 162 2§ novembre 1931 “Chez jean Tranchant, l'homme qui éclaire les étoiles”. M. Sernbar. “Les pendules de jean Tranchant on fait fureur depuis un an et, composée d'un miroir et d'un anneau de glace, nous en admirons une des plus originales, dans son livingroom. Elle revient de Joinville. Vous pouvez la voir dans le Parfum de la dame en noir. J'ai eu la joie de la confier à un grand artiste, dont j'admire les talents de poète et d'animateur et qui a fait beaucoup pour la divulgation de l'art décoratif moderne : Marcel Lherbier”. “La pendule à miroir”, pendule moderniste vers 1930 de Jean Tranchant prêté par lui à Marcel l'Herbier pour le film “Le parfum de la dame en noir” en 1931 Jean Tranchant commença par réaliser des objets Art déco que s'arrachaient des célébrités telles que Charlie Chaplin et Joséphine Baker. Il composa ensuite des chansons à succès qu'interprétaient de nombreuses vedettes... Il fut aussi poète, juriste, théoricien du cinéma, fondateur de l'IDHEC, acteur majeur de l'organisation du cinéma français au sein des syndicats de cinéma et pionnier de la télévision française Marcel L'Herbier découvre le septième art au Service cinématographique de l'armée française pendant la Grande Guerre et devient l'une des figures de proue de l'impressionnisme au cinéma Influencé par la littérature symboliste. Pendant la période du cinéma muet, L'Herbier est l'un des maîtres du cinéma. Il fait appel à Robert Mallet-Stevens pour la scénographie de L'Inhumaine en 1924. Ses films parlants les plus importants sont Le Mystère de la chambre jaune (1930), Le Parfum de la dame en noir (1931), Forfaiture (1937), La Nuit fantastique (1942) et L'Honorable Catherine (1943). Celui qui donne l'heure à Paris Les meubles, lampes de bureau, lampes de table et pendules signés Jean Tranchant retiennent l'attention par leur style et leur originalité. Laure Albin Guillot est la première personne à qui Jean ait montré ses créations, notamment ses pendules. Photographe de mode et portraitiste de grand talent, figure de «cette société mêlée qui menait le jeu à Paris», comme disait Jean Hugo, Laure est enthousiasmée. Elle persuade Jean de faire une exposition et prend en charge l'organisation. L'événement a lieu le lundi 24 novembre 1930, à deux pas de la Madeleine. La presse annonce : «Aujourd'hui, à quinze heures, M. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, inaugurera l'exposition des oeuvres récentes de Jean Tranchant, à la Galerie «Innovation», 2 rue de Sèze. Cette exposition comportera uniquement des oeuvres d'art décoratif, ornements de table, miroirs de perles, objets en glace, luminaires, pendules, etc., dont on dit le plus grand bien». Jean a le trac. Il redoute la concurrence d'un autre événement artistique se tenant le même jour. Mais un ami sauve la situation en lui offrant, en manière de plaisanterie, la location de deux athlétiques Gardes républicains en faction à l'entrée de la galerie. Laure Albin Guillot accueille elle-même les visiteurs et la relative solennité de ce vernissage fait que, selon les souvenirs de Jean, «la foule des grands jours s'engouffra dans mon exposition et en dix minutes, mes 80 modèles étaient vendus. De Maria Koutznetsof (Mme Massenet) à Charles Chaplin en passant par la comtesse de Cossé-Brissac, le prince Sturza, le peintre Survage et Doménica Walter, je devins, d'une seconde à l'autre, celui qui donnait l'heure à Paris». Les pièces conçues par Jean jouent sur l'opposition des volumes géométriques et allient les matières les plus diverses : bois, laiton, minéraux, métal poli, verre transparent, verre opaque, etc. Pour sa lampe «saturne», par exemple, Jean précise : «j'assemblais des disques de miroirs et des anneaux de glace. Les heures étaient de pierre dure, les socles de métal bleui». Le succès de l'exposition de la rue de Sèze donne à Jean un formidable surcroît de notoriété. Les riches amateurs d'art et les célébrités du monde du spectacle sont ses clients. Outre la pendule de bureau de Charlie Laure Albin Guillot (1879-1962) réalise de remarquables portraits photographiques de Jean Tranchant. Elle sera nommée en 1932 archiviste en chef du service des Archives photographiques des Beaux-Arts et en 1936 première directrice de la Cinémathèque Chaplin, Jean est l'auteur de l'aquarium sphérique de Joséphine Baker. Il a aussi signé la coupe pierre, métal et cristal de l'acteur Jaque-Catelain, l'éventail de lumière d'Alice Cocéa, le lustre symbol
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