JAMMES Francis [Tournay, 1868 - Hasparren, 1938], poète fran - Lot 138

Lot n° 138
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JAMMES Francis [Tournay, 1868 - Hasparren, 1938], poète fran - Lot 138
JAMMES Francis [Tournay, 1868 - Hasparren, 1938], poète français En dépouillant une archive, nous avons eu la joie d'y découvrir les lettres que Francis Jammes adressa à Désiré Puel entre 1931 et 1936. Puel, âgé de 19 ans au début de cette correspondance, était un jeune homme épris de poésie, de littérature mais aussi pénétré d'inquiétude et de foi religieuse. Il trouva en Francis Jammes le guide spirituel dont il avait besoin dans sa quête de Dieu. Désiré Puel entra dans le journalisme avant de s'engager en politique auprès du colonel de La Rocque, ex-chef des Croix-de-Feu devenu président du Parti Social Français. Il collabora ainsi au Petit Journal, organe de presse du P.S.F. Le 24 janvier 1941, dix ans jour pour jour après avoir reçu la première lettre de Francis Jammes, Puel apprenait sa nomination au Conseil National de Vichy, une assemblée consultative de plus de 200 membres censée représenter les élites de la nation. Le colonel de La Rocque en faisait également partie, tout comme Alfred Cortot, Louis Lumière, Abel Bonnard et Marcel Boussac. Désiré Puel était le benjamin de cette assemblée. Dans le même temps, on lui confiait le soin d'animer avec Pierre Forest l'émission «Radio-Travail», de 19 h 45 à 19 h 55, à la Radiodiffusion nationale. Cette coïncidence le troubla si fortement qu'il décida aussitôt de publier les lettres que son «père spirituel» lui avait adressées et de dédier le livre à son «mentor politique», le colonel de La Rocque. Il écrivit sans plus attendre la préface du futur ouvrage, demanda au colonel sa permission - ainsi qu'une postface - ce qu'il obtint en août 1941 en même temps que la bénédiction de la famille de Francis Jammes. Le projet semblait en bonne voie quand une série d'événements incontrôlables vint en contrarier la réalisation: la démission du colonel de La Rocque, son arrestation, sa déportation, la disparition du P.S.F., sans oublier sa propre «disgrâce» en 1942 et sa retraite forcée dans son village tarnais. Bien des années plus tard, après quelques expériences commerciales peu probantes
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