CAMAX-ZOEGGER (1887-1952) - Lot 326

Lot n° 326
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CAMAX-ZOEGGER (1887-1952) - Lot 326
CAMAX-ZOEGGER (1887-1952) Maternité Huile sur toile, non signée 100 x 80 cm Marie-Anne Camax-Zoegger (Paris, 1881 - Paris, 1952), compte parmi ces artistes de la première moitié du XXe siècle qui ont été éclipsés dans l'histoire de l'art par les figures écrasantes des pionniers et des avant-gardes. Née dans le Paris des années 1880, Marie-Anne Camax-Zoegger appartient à cette génération d'artistes qui ont connu les profondes mutations qui se sont opérées sous la IIIe République. Elle a fait ses débuts d'artiste au tournant du XXe siècle, période ficharnière qu'un nombre croissant d'historien de l'art identifient comme un point de bascule pour l 'émancipation des femmes en art. Des années 1910 jusqu'à sa mort, Marie-Anne Camax-Zoegger fait partie des figures incontournables de l'art français. oeCollectionneurs et musées achètent ses oeuvres, en France mais aussi à l'Etranger. Elle reçoit commandes et distinctions officielles, côtoie les personnalités les plus influentes du monde de l'art, expose dans des galeries prestigieuses. Les critiques saluent unanimement ses dons de coloristes et son talent pour saisir « l'enfance heureuse ». oeLa nature est omniprésente dans l'oeuvre de la peintre, y compris dans ses portraits ou ses natures mortes qui se composent pour l'essentiel de bouquets. Plus que tout autre sujet, le paysage fascine Camax-Zoegger. Depuis ses débuts d'artistes jusqu'à la fin de sa carrière, ce genre occupe une place essentielle dans sa production. Bien qu'elle soit une authentique parisienne, la peintre n'aime rien tant que peindre en plein air, loin de l'agitation et de la grisaille de la ville. De ses fréquents séjours au Pouldu, elle tire un grand nombre de marines dont les critiques vantent la puissance. Loin de la Bretagne, la peintre a trouvé un autre refuge dans la propriété de Fontaine-Liveau que son mari a acheté en 1911 à Etréchy. L'artiste affectionne particulièrement le jardin et les environs du domaine. Elle peint sur le motif et pose régulièrement son chevalet sur les bords de la Juine, la rivière qui traverse le vaste parc de la propriété. Les bords de rivières comptent parmi ses sujets de prédilection mais, plus que tout, ce sont les arbres qui la fascinent. Elle en réalise de véritables portraits. « Comment j'ai été amenée à faire mes grands arbres ? Mais en les regardant. A la campagne, ma maison en est entourée. Je les vois dès que j'ouvre les yeux et en les contemplant, j'absorbe (si je puis m'exprimer ainsi) tout ce que j'aime en eux... » Avec la naissance de ses enfants dans les années 1910, Marie-Anne Camax-Zoegger s'oriente vers des scènes de genre sur le thème de l'enfance. Ses enfants, notamment ses quatre filles, sont ses principaux modèles. Sa troisième fille, Geneviève apparaît dans plusieurs des toiles que la peintre expose. L'artiste peint presque exclusivement à l'huile qu'elle travaille au pinceau, dans des touches larges et une pâte épaisse. La couleur est toujours renforcée par la matière qui lui donne corps et supplante le dessin. Chez Camax-Zoegger, la ligne est secondaire. En 1929, Marie-Anne Camax-Zoegger devient la présidente du Syndicat des femmes artistes, peintres et sculpteurs et fonde la société des Femmes artistes modernes en 1931. Le milieu artistique et institutionnel français s'est ému de sa disparition en 1952 et a reconnu en elle un grand nom de l'art moderne. En 1961, une importante rétrospective lui est consacrée au musée Galliera, aux côtés de Louise Hervieu et de Suzanne Valadon, ses contemporaines et amies.
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