ACADEMIE FRANCAISE

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ACADEMIE FRANCAISE

Épée d'académicien de Monsieur Abel HERMANT Belle monture en argent, vermeil.

Fusée ciselée à décor d'un buste de jeune femme, marqué au dessus «CLIO» (fille de Zeus), enrichi de branches de feuilles de laurier ; au dos, «AMIGUS PLATO SED MAGIS AMICA PATRIA».

Garde à une branche rainurée, agrémentée d'un ruban à la base et se terminant par un quillon en fleur, signée «A. Falice».

Clavier orné d'un bouquet de roses ciselé à jours. Lame triangulaire de «COULAUX et Cie KLINGENTHAL FRANCE».

Foureau recouvert de cuir brun. Chape en argent découpée, gravée au dos «Épée d'Abel Hermant élu à l'académie française le 30 juin 1927».

Bouton de chape ovale chiffré «AH» entrelacé, orné d'un chapelet de petites perles à la base.

Bouterolle en argent gravée de feuillages à dard en boule.

Longueur : 87 cm.

B.E. (léger petit manque au fourreau).


Abel HERMANT, (Paris, 1862-1950).

Abel Hermant eut très tôt la vocation des lettres. Après une licence de lettres, il fut reçu premier à l'École Normale Supérieure en 1880, mais il devait démissionner au bout d'un an pour se consacrer à la littérature. Il s'orienta vers le roman, puis vers la peinture ironique des mOeurs contemporaines. On lui doit aussi quelques pièces de théâtre.

Satiriste talentueux, Abel Hermant connut en son temps le succès que méritait son Oeuvre, tableau sans complaisance de la Belle Époque

Après trois échecs et six élections blanches, Abel Hermant fut élu à l'Académie française le 30 juin 1927, par 23 voix contre 1 à Fernand Gregh et 3 au comte de Blois, au fauteuil de René Boylesve.

Abel Hermant fut condamné le 15 décembre 1945 pour faits de collaboration et, par voie de conséquence, exclu de l'Académie. Par mesure exceptionnelle, son fauteuil, sera pourvu de son vivant.

Gracié et libéré en 1948, Abel Hermant tenta de se justifier sur sa conduite pendant l'Occupation dans Le Treizième Cahier.


La Maison Falize est fondée en 1838 par Alexis Falize (1811-1898).

Son fils Lucien Falize (1838-1897) s'associe à son père en 1871 sous le nom de "Falize Père et Fils". Son père Alexis se retire en 1876.

En 1880, Lucien Falize s'associe avec Germain Bapst, descendant des joailliers de la Couronne de France depuis 1725, pour fonder la société "Bapst & Falize".

A la disparition de leur père Lucien Falize en 1897, ses trois fils lui succèdent sous le nom de "Falize Frères".


André Falize (1872-1936), l'ainé, après avoir fait HEC, effectue son apprentissage chez le maître-orfèvre Bossard à Lucerne, spécialiste incontesté de l'orfèvrerie de style Renaissance. Doté d'une très forte personnalité, André Falize affiche une fierté peu égalée. Il prend la direction de l'atelier.

Jean Falize (1874-1943), élève d'Edme Couty pour la composition décorative, s'occupa quelque temps de chimie industrielle et de recherches d'alliages nouveaux au Comptoir de matières précieuses LyonAlemand. Il s'occupe de la joaillerie.

Pierre Falize, (1875-1953), s'adonna d'abord à la peinture. Élève de l'École des Beaux-Arts, il eut pour professeurs Jules Lefebvre et O. Merson ; s'étant pris de passion pour l'émail, il l'étudia chez Grandhomme et émaille lui-même, depuis, les pièces qu'il compose.

Les trois frères se consacrèrent entièrement à l'orfèvrerie et au bijou.

Unissant leurs aptitudes spéciales et s'entourant, comme avait fait leur père, de collaborateurs choisis, ils ont montré par les deux grands prix qu'ils obtinrent à l'Exposition de 1900, que la maison Falize est en bonnes mains.

Les Falize jouent un rôle important dans le développement de l'Art Nouveau en bijouterie et orfèvrerie, travaillant notamment avec Emile Gallé.

Ils bénéficient d'une clientèle prestigieuse telle que la famille Bonaparte, la reine Victoria, la famille impériale russe, le roi Fouad d'Egypte, Alphonse XIII d'Espagne, Pierre 1er de Serbie...

André fut président de la Société Protectrice des Animaux et y consacre beaucoup d'argent.

A partir de 1925, la maison Falize connait de graves troubles financiers causés, entre autres, par les engagements d'André pour la cause animalière.

Lorsqu'André Falize disparaît en 1936, la maison Falize ne lui survit pas.

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