Suzanne BELPERRON

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Suzanne BELPERRON

Bague en calcédoine gravée de godrons et à décor de tourbillon, le centre orné d'une perle de culture.
Diamètre de la perle: 6.50/7.00 mm.
Tour de doigt: 53. Poids brut: 8,7 g.
Accompagnée d'un certificat d'origine d'Olivier BAROIN, du 30/09/2019, précisant:
- la bague a été réalisée par Adrien Louart vers 1937, pour Suzanne BELPERRON
- jusqu'à ce jour, cette bague est restée dans l'écrin familial de sa propriétaire.
Bibliographie:
- “Suzanne Belperron” par Sylvie Raulet et Olivier Baroin, pour un modèle similaire, page 30 et page 74 vente succession du lapidaire Adrien Louart - Drouot Jean-Louis Picard le 08/12/1992.
- “Les bijoux de Suzannne Belperron” par Patricia Corbett et W & N Landrigan, page 98.

Suzanne BELPERRON (1900-1983)
"Mon style est ma signature" : ainsi s'exprime Suzanne Belperron sur ses créations qu'elle ne signera jamais ! Suzanne Belperron née en 1900 dans la région du Jura près d'un des centres les plus importants de la taille de diamants qui, très jeune, lui donnera le goût pour les bijoux. Comme elle détient un réel don pour le dessin, sa mère l'inscrit au Beaux-Arts de Besançon où elle gagne le premier prix du concours des Arts Décoratifs de l'année 1917-1918. De par son talent Suzanne Belperron atterrit à Paris, elle a alors 19 ans et sa carrière débute en tant que modéliste-dessinatrice au côté de Jeanne Boivin qui la considère comme sa fille. Elle est pleine de créativité et d'imagination, ses bijoux connaissent très rapidement un immense succès ce qui lui vaut sa place de codirectrice de la maison René Boivin à l'âge de 23 ans. Frustrée au bout de treize ans de ne pas être reconnue comme "Suzanne Belperron" mais comme "Maison Boivin", elle quitte la maison en 1932, sollicitée par le négociant Herz qui lui propose un poste de directrice artistique et technique exclusive et lui offre la liberté totale tant recherchée par Suzanne. Elle reste d'ailleurs auprès de Herz jusqu'à son décès en 1943 où il lui confie l'entreprise qui devient alors Herz-Belperron qui garde ce nom et ce jusqu’à sa liquidation en 1975. Suzanne prend le soin de connaître chacun de ses clients, elle va jusqu'à prendre plusieurs rendez-vous avec la même personne afin de proposer un bijou qui va caractériser au mieux sa personnalité. Elle propose à sa clientèle prestigieuse des bijoux complémentent nouveaux, avec des lignes et des volumes qui lui sont propres ainsi que de nouvelles matières, elle n'hésite pas à travailler des matériaux non précieux tel que la citrine, l'agate, le cristal de roche. Elle s’inspire beaucoup de l’Antiquité, elle voyage notamment en Egypte ce qui lui donne une grande inspiration pour une ligne de bijoux dont sa fameuse bague casque qu’elle porte au quotidien (dans notre vente sous le numéro …) Suzanne Belperron est l’une des créatrices de bijoux majeures du XXème siècle, elle connait un succès international dès son plus jeune âge et ce jusqu’à sa mort en 1983.
Cf. Certificats des bijoux de Suzanne BELPERRON par Olivier BAROIN à la fin du catalogue.

Janine SALADIN (1920-2019) et sa sœur ainée Gilberte (1914-2002) ont parcouru le vingtième siècle dans une vie commune largement consacrée à la passion du beau. Gilberte est déjà pharmacienne au moment où Janine se lance dans les lettres et l’enseignement d’abord, puis le droit. Dès la création de l’IAE-Paris, par Gaston Berger et Robert Goetz Girey, elle s’inscrit au Certificat d’Aptitude à l’Administration des Entreprises et se trouve diplômée de la première promotion (1956). Attirée par la haute administration publique, Janine Saladin devient l’assistante de Raymond Marcellin, alors Secrétaire d'État à la Fonction publique et à la Réforme administrative du gouvernement Félix Gaillard, et elle y vit les derniers moments de la IVème République. Elle prend alors un poste de sous-direction au Ministère des Finances, dans le domaine bien particulier des assurances de guerre et de la réassurance maritime. Très rare femme à occuper des fonctions alors réservées à l’élite masculine, elle doit, pour s’imposer, faire preuve d’une force de caractère à toute épreuve. Une force de caractère qui se nourrit d’opéras et de musées, et qui se ressource, en compagnie de Gilberte, par de traditionnels et luxueux séjours répétés à Florence, Venise ou Vienne, ou par les plaisirs de collectionner de magnifiques pièces de porcelaines ou bibelots de valeur. Il s’y ajoute un goût particulier pour les bijoux. Un goût qui malheureusement pourra s’exprimer dans les années de guerre. Les parents de Janine et Gilberte décèdent au début de celle-ci, et la nécessité de sauvegarder au mieux le produit de plusieurs héritages successifs conduit les deux jeunes femmes à se rapprocher de Suzanne Belperron et à en devenir clientes. Non pas par hasard : le lien s’est fait par l’épouse d’un oncle, qui justement travaillait pour Jean Herz et Madame Belperron. Par la suite, cette relation perdurera, avec passion, aussi souvent que les finances de l’une et de l’autre le permettront. Ses activités se trouvant transférées dans la Caisse centrale de réassurance (CCR- Groupe), Janine Saladin en devient Secrétaire générale, poste qu’elle occupe jusqu’à la retraite.
 
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