Fernand LÉGER (1881-1955)

Lot 69
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600 000 - 800 000 EUR

Fernand LÉGER (1881-1955)

« Nature morte aux trois fruits », 1939
Huile sur toile
Signée F. LEGER et datée 39 en bas à droite
Au dos contresignée F. LEGER titrée et datée 39, porte les étiquettes n15 et n16 d'exposition
65 x 92 cm

Provenance:
- Galerie Louis Carré, Paris
- Collection Frank Elgar, Paris

Expositions:
- 1951, Copenhague, Kunstforeningen, “Fernand Léger Udstilling”
- Nagoya, Galeries Meitetsu - Tokyo, Galerie Seibu
- Fukuoka, Centre culturel, «Rétrospective Fernand léger» N°57, reproduit.

Bibliographie:
- Georges Bauquier, Fernand Léger catalogue raisonné 1938-1943. Adrien Maeght éditeur, 1998 reproduit sous le numéro 1056 page 124-125
65 x 92 cm
- Rétrospective Fernand Léger, 1972, Japon Mainichi N°57


FERNAND LÉGER
1881 Naissance de Fernand Léger à Argentan en Normandie.
1900 A dix-neuf ans, il s'installe à Paris ou il suit des cours de peinture, notamment à l'Académie Julian, et travaille chez un architecte et un photographe.
1907 Expose pour la premiere fois au Salon d'automne.
1909 S'installe à la Ruche ou il rencontre Delaunay, Archipenko, Soutine, Chagall, Cendrars...
1911 Il commence à fréquenter les théoriciens du Cubisme, Gleizes et Metzinger, et les freres Duchamp. Ensemble, ils forment le groupe de la Section d'or.
1912 Ses expositions se multiplient, à Paris comme à l'étranger.
1913 Participe à l'Armory Show de New York. La meme année, il signe un contrat avec la galerie Kahnweiler.
1914 Léger est mobilisé le 2 aout et part au front dix jours plus tard.
1917 Hospitalisation à Paris puis à Villepinte. Signature de son contrat avec la Galerie de l'Effort moderne de Léonce Rosenberg qui le représentera pendant dix ans.
1918 Léger est réformé. Collaboration avec Blaise Cendrars pour l'illustration d'un ouvrage.
1921 Il se lie d'amitié avec le peintre américain Gérald Murphy.
1922 Création de décors pour les Ballets suédois et pour le film de Marcel L'Herbier L'Inhumaine, pour lequel il collabore avec Robert Mallet-Stevens et Pierre Chareau.
1924 Réalisation avec le cinéaste Dudley Murphy de Ballet mécanique, film sans scénario, composé à partir des contrastes d'images.
1925 Collabore avec Delaunay, Barillet, Laurence et Mallet-Stevens à la réalisation du hall d'entrée du pavillon français pour l'Exposition internationale des arts modernes décoratifs et industriels de Paris. Il participe aussi à la Revue L'Esprit nouveau de Le Corbusier et Ozenfant.
1928 Parution de la premiere monographie Fernand Léger écrite par Tériade, et éditée par les Cahiers d'art.
1931 Premier voyage aux Etats-Unis à l'invitation de Gérald Murphy. Rencontre avec Simone Hermann.
1933 Participe au CIAM, Congres international d'architecture moderne.
1935 Travaille avec Charlotte Perriand pour l'Exposition internationale qui se tient à Bruxelles. Rétrospective de son oeuvre au MoMA de New-York.
1937 Participation à l'Exposition internationale des arts et des techniques de la vie moderne ou il réalise des panneaux muraux pour la CGT. Exposition Léger-Calder à Helsinki et rencontre avec Alvar Aalto.
1938 Exposition à Bruxelles, à Londres... Il voyage aux Etats-Unis ou il fait la connaissance de John Dos Passos, des Rockefeller dont il décore l'un des appartements.
1939 Au Vélodrome d'Hiver il réalise les décors pour la piece Naissance d'une cité.
1940 Il s'embarque pour New York ou il séjournera durant les années de guerre et sera tres actif.
1943 Rencontre avec le Pere Couturier à Montréal.
1946 Retour en France et exposition des oeuvres réalisées aux Etats-Unis à la galerie Louis Carré. Il commence le chantier de la façade de l'Eglise Notre-Dame de Toute Grace du plateau d'Assy, pres de Chamonix.
1948 Commande des vitraux de l'Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt, pres de Montbéliard.
1949 Rétrospective au Musée national d'art moderne à Paris.
1950 Il commence à réaliser des céramiques à Biot.
1954 Nombreux chantiers monumentaux, par exemple pour l'Université de Caracas ou pour Gaz de France à Alfortville.
1955 Il meurt le 17 aout. 1960 Inauguration du Musée national Fernand Léger à Biot construit sur une propriété qu'il avait acquise pour sa villégiature.

« UN NOUVEAU RÉALISME, LA COULEUR PURE ET L'OBJET » (extrait)
« L'on peut considérer l'évolution actuelle artistique comme une bataille qui se livre et qui dure depuis cinquante années entre la conception du sujet comme l'a conçue la Renaissance italienne et l'intéret pour l'objet et le ton pur qui s'affirme de plus en plus dans nos idées modernes.
Cette bataille vaut la peine d'etre suivie, étudiée, observée de tres pres, car elle est toujours tres actuelle. C'est une espece de révolution dont les conséquences sont tres importantes. Ce sentiment de l'objet est déjà dans les tableaux primitifs; dans les oeuvres des Hautes époques égyptienne, assyrienne, grecque, romaine, gothique.
Les modernes vont le développer, l'isoler et en sortir toutes les conséquences possibles. L'obligation du sujet n'est plus acceptée. Cette armature qui domine tout l'art de la Renaissance a été brisée.
Le sujet détruit, il fallait trouver autre chose, c'est l'objet et la couleur pure qui deviennent la valeur de remplacement.
Dans cette nouvelle phase, la liberté de composition devient infinie. Une liberté totale qui va permettre des compositions d'imagination ou la fantaisie créatrice va pouvoir se révéler et se développer.
Cet objet qui était enfermé dans le sujet devient libre, cette couleur pure qui ne pouvait s'affirmer va sortir. Il devient le personnage principal des nouvelles oeuvres picturales. Par exemple, je me trouve devant un paysage composé d'arbres, de ciel, de nuages. Je vais m'intéresser à l'arbre seul, l'étudier et en sortir toutes les possibilités plastiques qu'il comporte: son écorce qui a un dessin souvent expressif, ses branches dont le mouvement est dynamique, ses feuilles qui peuvent valoir décorativement. Cet arbre si riche en valeur plastique est sacrifié dans le tableau à sujet. Isolé, étudié à part, il va nous fournir du matériel pour renouveler l'expression picturale actuelle.
Je dois reconnaitre que dans cette histoire si passionnante de l'objet, le cinéma avec ses gros plans nous a permis d'aller plus vite”. »
Fernand LEGER conférence au MOMA (New-York) lors de sa premiere rétrospective en 1935
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