Collection de tsubas de Patrick Libermann: les trésors des samouraïs aux enchères
Publié par Le Figaro Culture
Chinée par feu Patrick Liebermann sur cinq décennies au Japon, sa collection de tsubas, gardes ouvragées de sabre, est dispersée à Drouot.
Fantastiques objets d’art que les tsubas, ces gardes ouvragées des sabres des samouraïs. Patrick Liebermann, dont la collection fut exposée un an avant sa disparition en 2023 à la bibliothèque universitaire de Strasbourg, où il est né en 1948, n’en possédait pas moins de deux cent vingt, pour la majorité acquises au Japon, où il s’était rendu plus d’une vingtaine de fois. À la différence d’autres amateurs qui avaient constitué des ensembles à partir de fonds entrés en abondance en France à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
C’est au cours d’un premier voyage au pays du Soleil-Levant en 1970, année de l’Exposition universelle d’Osaka, que ce globe-trotteur acheta sur un coup de cœur sa première tsuba, sans en connaître l’usage. Il découvrit plus tard que cette composante du sabre n’avait pas été conçue par hasard. Fixée entre la poignée et la lame, elle servait à protéger la main du porteur de l’arme blanche, l’empêchant de glisser vers son tranchant.