Bande dessinée
Publié par la Gazette Drouot
Franquin, Hugo Pratt, Hergé, Moebius : les plus grands noms de la bande dessinée seront convoqués avec leurs planches.
50 000 à 70 000 € seront requis pour emporter la planche-gag n°486 de « Gaston » du premier, publiée dans le Spirou de novembre 1967 et dans l’album, « Un gaffeur sachant gaffer », publié aux éditions Dupuis en 1969. Il faudra compter 30 000 à 35 000 € pour repartir avec deux cases à l’encre de Chine de l’annonce de l’épisode « Les Bijoux de la Castafiore » paru dans le journal Tintin du 13 juin 1961, 15 000 à 30 000 € pour une illustration à l’encre de Chine et à l’aquarelle d’Hugo Pratt des « Sonnets érotiques », reprise en double page du recueil éponyme publié en 1994 et 18 000 à 25 000 € pour la planche n°16 de l’épisode « Ce qui est en haut » de L’Incal (John Difool).
FRANQUIN
Une composition à l'encre de Chine iconique de l'artiste Franquin qui se met en scène à travers son personnage fétiche à savoir Gaston Lagaffe. A l'origine, ce dessin est publié dans le journal Spirou n°1928 du 27 mars 1975. Par la suite, il fut repris à de nombreuses reprises. On peut affirmer que ce dessin est une confession graphique presque intime de l'artiste. Gaston devient un alter ego, qu'au fond de lui, il est son personnage sans les contraintes sociales. Une composition profondément humaine et hilarante. Cet autoportrait enthousiaste est à la limite du mélancolique, l'artiste continue à créer mais assume son chaos avec humour. On y découvre également des petits monstres grotesques qui renforcent l'autodérision et projettent son propre chaos mental. Ce dessin a été collé à l'origine sur une feuille de papier dessin. Au verso de celle-ci on découvre une caricature de Delporte (dont le dessin définitif se retrouve dans le journal de Spirou n°1928. On y joint le calque d'indications de couleur. Probablement un des plus incroyables dessin de l'artiste sur le marché. Encadré.
Dimensions : 30 x 21 cm.