Lot n° 78
Estimation :
3000 - 4000
EUR
HUGO Georges [1868-1925], petit-fils de Victor Hugo et père - Lot 78
HUGO Georges [1868-1925], petit-fils de Victor Hugo et père de Jean Hugo, peintre et dessinateur fra
Importante correspondance, adressée à son ami le peintre Paul Robert. Ensemble d'environ 90 lettres. 1913- 1918; formats divers. Remarquable correspondance notamment par les lettres écrites au front pendant la guerre de 1914-1918. Georges Hugo, est l'unique petit-fils de Victor Hugo, qui écrivit pour lui et pour sa soeur Jeanne L'Art d'être grand-père. Tenu pour un bon à rien par son beau-père (second mari de sa mère), le politicien Edouard Lockroy, qui encouragea la presse à monter en épingle ses innocentes frasques de jeunesse, il traîna toute sa vie la réputation d'un noceur, qui aurait dilapidé la fortune de son grand-père. Léon Daudet, son ami intime et un temps son beau-frère (il fut le premier mari de Jeanne), dresse de lui un portrait bien différent. Georges Hugo, écrit-il dans ses souvenirs, était «un artiste né. Fils d'un père et d'une mère dont le charme et la beauté furent célèbres, petit-fils d'un vieillard illustre comme Homère, il joignait, dès son adolescence, aux avantages physiques, les plus rares qualités du coeur et de l'esprit. Aucune morgue, chose extraordinaire chez un enfant qui vivait au milieu d'une cour et d'une adulation perpétuelles, qui avait vu tout Paris défiler sous les fenêtres de sa maison. Une droiture et une loyauté qui ne se sont pas démenties. Une grande pondération dans le jugement. Une bravoure tranquille et modeste». Doué, encouragé par Alphonse Daudet, qui l'aimait beaucoup, Georges Hugo ne parvint toutefois jamais à soulever «le lourd pavé de gloire posé par son grand-père sur son berceau» (Léon Daudet). Peintre, il ne posa jamais à l'artiste, «l'activité du crayon et de la plume, continuelle mais comme furtive, dérobée dans le creux de la main au milieu des foules. Cet oeil merveilleusement habile à capter les lumières et les gestes voulait ne paraître que chercher son propre amusement» (Raymond Schwab). Marié deux fois, deux fois séparé, Georges Hugo ne connut vraiment ses deux fils, Jean Hugo (qui devint peintre), et Fr
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