VENTE MONEY ART – URBAN ART
Lors de cette vente, la majorité des oeuvres sont sur un support identique (le billet d’un dollar).
L’utilisation des billets de banque et en particulier des dollars américains comme support artistique remonte à plus de 30 ans.
Dans les années 80, Andy WARHOL a souvent utilisé des billets en dollars américains très utilisés.
Il voulait prouver que chaque objet du quotidien gagne énormément en valeur, qu’il soit vieux, défectueux ou sans valeur, une fois traité par un artiste.
Souvent associé à Keith HARING et à BASQUIAT, il a fait circuler des billets signés à la main par ses amis.
De nos jours, de nombreux artistes se sont eux aussi emparés de ce support pour exercer leur art, mettant en œuvre des techniques variées pour des créations contemporaines.
LE MONDE DES TOONS :
Les principales techniques utilisées dans cet univers sont :
-Les pochoirs qu’ils soient uniques pour un seul billet original 1/1 ou multiples lorsque les mêmes pochoirs ont permis de réaliser plusieurs fois le même motif. (KASH ART BY KASTELLAN, KUNTS…)
-Les œuvres originales réalisées à la main, directement sur le support. (MOABIT, STEFANOV, GAGLIARDO...)
LE STREET ART :
-Les billets sont alors utilisés pour reprendre des œuvres réalisées sur les murs des villes de par le monde. (BANKSY, KUNTS, BASM, EMO…)
LES CRÉATIONS CONTEMPORAINES :
-Le billet de banque devient alors un support privilégié pour la création d’œuvres uniques propre à l’univers de l’artiste (BARRY, ZAOUIA, LUSKY...) et pour l’utilisation de sérigraphies embellies à la main par l’auteur de l’œuvre. (EMO, BOYLE, GILLETTE ...)
Le billet devient dans de nombreux cas, un porteur de message idéal, qu’il soit social et/ou politique. (BANKSY, LUSKY…)
Andy WARHOL aurait demandé à un journaliste qui l'interrogeait comment peut-on transformer un billet de 1$ en un billet de 1000$ sans être magicien !
Andy Warhol sortant de son portefeuille un vieux billet de 1$, le signa et lui tendit en disant : voici maintenant un billet de 1000$, unique et authentique !
Andy WARHOL aimait prouver que chaque objet, même usagé, pouvait devenir une œuvre d'art d'une grande valeur dès lors qu'un artiste renommé s'en emparait et le transformait.
Il associa son ami Keith HARING et Jean-Michel BASQUIAT à sa démarche.
Au départ, il ne s'agissait que de signer des dollars, ce qui en faisait des objets rares et authentiques.
Mais désireux de proposer de véritables œuvres d'art, Ils décidèrent ensuite de faire évoluer cette approche un peu minimaliste en ajoutant sur chaque billet une œuvre sérigraphiée.
Ce procédé permettait de reproduire les sérigraphies avec précision tout en respectant la taille d'un billet de banque. Ils mélangeaient eux-mêmes les couleurs de chaque exemplaire, créant ainsi une œuvre d'art originale, unique et authentique.
Ces premières œuvres, oblitérées en 1976, sont effectivement particulièrement rares.
Les premières œuvres furent réalisées sur des billets de 1, 2 et 5 dollars et sur des billets de Lires italiennes. (leur ami, collectionneur et galeriste Lucio AMELIO était italien !).
Le stock de vieux billets étant épuisé et pour apporter de nouvelles variantes, ils utilisèrent des billets de chine (Yi Jiao), Russie (roubles), Mozambique (Escudos), Argentine (Pesos)...
Les artistes ne signaient que les œuvres réalisées et achevées en leur présence. La présence simultanée des 3 artistes fut assez rare, (et plus particulièrement celle de Jean-Michel BASQUIAT) ce qui explique le faible nombre d'œuvres signées à trois mains.
Keith HARING souhaitant se démarquer de son mentor Andy WARHOL et proposer des œuvres de plus grande taille, décida d'appliquer ce même principe de sérigraphie sur des planches de timbres postaux, signées de sa main.
Keith Haring collectionnait des planches de timbres oblitérés du monde entier ce qui explique qu’il ait utilisé des timbres d’origine très variée (angleterre, chine, russie...).
Tous ces billets et planches de timbre furent confiés à Lucio AMELIO (ami et galériste italien).
Les billets reçurent le timbre sec de gaufrage de Lucio AMELIO, un timbre des USA avec l'oblitération officielle de la poste , le timbre avec numéro de référence de TONY SHAFRAZI GALLERY, le timbre signé de Lucio AMALIO s.r.l ainsi qu'un hologramme d'authentification.
Il existe trois dates d'oblitération différentes. Les premières œuvres sont datées de 1976 et de 1977 (les plus rares) puis de 1987.
Toutes ces œuvres furent conservées dans les entrepôts de Lucio AMELIO. Il fallut plus de 30 ans pour que ces œuvres oubliées réapparaissent sur le marché.