Hybrides mi-hommes mi-bêtes


Publié par la Gazette Drouot

Au croisement des espèces, ces créatures témoignent de la soif de merveilleux de l’être humain.

Harpies, sirènes, Méduse ou Gorgone, on donne aux femmes des corps de vautour ou de poisson, et une chevelure de serpents. Les hommes prennent le visage d’un taureau, le corps d’un cheval, ou des cornes et des pieds de boucs pour devenir Minotaure, centaure, faune ou satyre. Certaines créatures peuvent être masculines ou féminines, sphinx ou sphinge au corps léonin. Combinant dans le même organisme la force animale et l’intelligence humaine,
ces êtres monstrueux sont dotés de pouvoirs surnaturels. Pouvant être aussi barbares que sages, ils personnifient l’être humain aux prises avec ses pulsions bestiales, et symbolisent le paganisme pour le Moyen Âge chrétien. Les artistes se sont fait les meilleurs interprètes de ces créations de l’esprit, perpétuant et enrichissant leurs images au fil des âges.


Si l’on en croit Pline l’Ancien et Marco Polo, les cynocéphales d’Inde et de l’île d’Andaman ont bel et bien existé...


Adjugé 384 000 €
René Lalique (1860-1945)
Medusa
Pendentif du visage de Méduse en pâte de cristal bleu-vert, or à paillons d’argent figurant trois serpents, une perle baroque suspendue.
H. 11 cm.  Poids : 78 g.

Hôtel Drouot, 17 novembre 2021.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. PBG Expertise.