Le marché de la BD, une bulle effervescente

Publié par la Gazette Drouot

LE MARCHÉ DE LA BD, UNE BULLE EFFERVESCENTE

Les résultats des ventes de planches originales commencent à ressembler à ceux du marché des arts graphiques. Quid des albums ?

 


Uderzo et Goscinny, Astérix gladiateur, Dargaud, 1964, collection Pilote.
Album cartonné dos blanc. Édition originale.
Paris, Drouot-Richelieu, 26 janvier 2008. Néret-Minet - Tessier SVV. M. Buret.
Adjugé : 613 €


Si le marché des planches originales est désormais connu de tous, le marché des éditions originales et des objets dérivés fait moins les gros titres. Un petit tour d’horizon ne serait pas superflu. Le marché originel de la BD est et a toujours été la bibliophilie, c’est-à-dire l’album en lui-même, qui, pour les lecteurs de 7 à 77 ans, est la combinaison du plaisir de la lecture et de l’amour du dessin. L’affection toute particulière qui lie un lecteur et un album fait donc de chaque amateur la victime d’une collectionnite potentielle ! Ce marché est devenu de plus en plus pointu et rigoureux. Les éditions originales prirent réellement leur essor au tournant des années 1970-1980 alors que les premiers tomes de séries populaires étaient épuisés depuis longtemps ou réédités dans une qualité d’impression inférieure. La question de la couleur, par exemple, a beaucoup compté ; ainsi en a-t-il été du Secret de l’espadon de Blake et Mortimer par Jacobs au Lombard, dont la qualité des rééditions a déçu les lecteurs de la première heure. Les éditions originales ont alors commencé à avoir une cote.