Par Majorelle ou par Rateau ?
Publié par la Gazette Drouot
Entre la lumière diffusée par l’art nouveau et celle de l’art déco, pourquoi choisir ? L’élégance des différents modèles présentés le prouve.
Aérienne, une suspension née de l’association une nouvelle fois réussie entre le bronze doré de Louis Majorelle (1859-1926) et la vasque en verre dichroïque moulée des frères Daum se balance entre 40 000 et 60 000 €. Le décor est végétal, délicatement torsadé et nervuré. Du plus pur style art nouveau. En face, destinée à être posée sur une table, cette lampe, également en bronze cette fois à patine noire – nuancée vert antique – signée Armand-Albert Rateau, illustre l’époque suivante, le temps de l’art déco. Le modèle a été conçu entre 1920 et 1925. La nature fait le lien entre les deux puisque le fût est cette fois orné d’escargots stylisés partant à son assaut et la base d’une frise de marguerites. Décorateur des plus grandes, de Jeanne Lanvin à la duchesse d’Albe, passionné d’Antiquité – son goût pour le bronze patiné en est une émanation –, Rateau a décliné la faune et la flore sur ses créations et notamment ses luminaires. Ce sont autant de serpents, oiseaux, papillons ou cervidés qui viennent habiter ses œuvres avec élégance.
Armand-Albert Rateau (1882-1938)
Lampe de table en bronze à patine noir nuancée vert antique décorée d’escargots, signée.
H. 56 cm.
Estimation : 30 000 / 50 000 €
MARDI 31 MARS, SALLE 6 - HÔTEL DROUOT.
TESSIER & SARROU ET ASSOCIÉS OVV.