Le carnet de bal
Publié par la Gazette Drouot
Accessoire indispensable des danseuses, dont il est l’aide-mémoire, son raffinement est à leur image.
Longtemps associé à la vie de cour, le bal, apparu au Moyen Âge, s’est développé au XVIIIe siècle avec les bals publics, autorisés par le Régent en 1715 et dont le plus célèbre est celui de l’Opéra. Devenus le divertissement de la bourgeoisie du XIXe siècle, qui en raffole, ils deviennent si nombreux que le carnet de bal fait son apparition, vers 1820 : accessoire indispensable des danseuses, il leur permet de noter leurs rendez-vous avez leurs cavaliers. Se présentant d’abord sous forme d’un éventail où inscrire les noms des partenaires de danse, ils deviennent de véritables objets d’art, accompagnés de leur stylet et parfois d’un écrin orfévré. Façonnés dans des matériaux précieux et raffinés, ils sont souvent en nacre ou en ivoire, parés d’argent ou sertis de bronze.
Vers 1810-1820, c’est dans les boutiques du Palais-Royal que se trouvent les carnets de bal les plus luxueux.
Adjugé 154 €
XIXe siècle.
Carnet de bal à décor polychrome de volatiles, cerclé et guilloché argent.
9,1 x 7 cm.
Hôtel Drouot, 29 mars 2024.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. M. Commenges.