LA CULTURE DE L'ENCENS


Ses effluves se répandent dans les nuages sacrés de l'empire chinois, entraiînant à leur suite la fabrication de nombreux objets joingnant à l'utile une forte symbolique et des enchères parfumées.

Une culture prospère
Le vase, né sous les Song, se développe aux époques ultérieures. Il est le contenant de la cuiller et des baguettes avec lesquelles on manipule la cendre et les braises. En bronze cloisonné - 37 200 €, une forme bouteille, chez Tessier & Sarrou et Associés le 16 juin 2014 - en bambou, en laque rouge ... L'imagination des artisans est sans limites et use de tous les matériaux à leur disposition. Le florilège d'objets raffinés ne s'arrête pas là. La généralisation du parfum sous forme de bâtonnets entraîne l'apparition de nouveaux réceptacles. Chimères, éléphants, divinités, taoïstes, sages "Hehe" ... sont conviés à partir de la période Kangxi (1661-1722) à devenir des porte-encens. Ces supports, fonctionnant le plus souvent par paire, sont des partenaires réguliers des ventes d'Asie.
Profitant des nombreux bienfaits qui lui étaient attribués, l'encens a su tracer son sillage au long de toutes les dynasties.