Article paru dans la Gazette Drouot n°5 du 2 février 2018

UNE MULTITUDE DE COLLECTIONS POSSIBLES

Facile à collectionner, tant en raison de son prix – 150/200 € pour les premiers modèles – que de ses dimensions, le tsuba séduit bien au- delà de l’amateur d’armes. À l’image de ce graphiste parisien, initié à l’art japonais par son arrière-grand-père, qui a commencé à réunir des pièces en fer, sans incrustations, à décor de fleurs de cerisier et de branches de bambou il y a vingt ans. « J’apprécie une esthétique sobre, ponctuée d’ajours, et je n’achète qu’en vente aux enchères », nous précise-t-il. Trouvera-t-il dans cette dispersion de quoi satisfaire sa curiosité ? Il y a fort à parier, tant le domaine est vaste. «Le tsuba, c’est presque comme une collection de timbres. Il y a eu une multitude d’écoles, de forgerons, d’incrustateurs, et donc autant de collections possibles », souligne le galeriste Jean-Christophe Charbonnier, spécialiste des armures japonaises. Aujourd’hui, les ciseleurs se comptent sur les doigts d’une main...
Époque Edo, XIXe siècle.
Nagamaru gata en fer
à décor ajouré en yo-sukashi de deux demi-cercles ornés de fleurons
et en ito sukashi de vagues écumantes, non signé
H. 8,4 cm.